DE DÉMONSTRATIONS POLITIQUES. 17 VI. 2 par la rencontre des électeurs et des éligibles, par les len- teurs nécessaires d'une préélection, par le mécontentement des exclus, par l'inévitable rupture entre la Pologne et la petite Lithuanie, et la grande Pologne, entre l'ordre des sénateurs et l'ordre équestre, entre les différents palatinats. II ne faut donc pas nommer Piasti. Tous ces motifs d'ex- clusion contre Piasti militent en faveur de Neubourg. ÉPI LOGUE. Que reste-t-il donc à faire, mes chers compa- triotes ? La Providence divine, un concours mer- veilleux de circonstances et d'affaires, les cours étrangères et la nôtre, le consentement du monde chrétien tout entier, l'accord de tous les Polonais les plus éminents, la force des choses et la logique de mes démonstrations, vous désignent votre roi c'est Philippe-Guillaume, duc de Neubourg, que nous connaissons et que nous aimons de longue date; ce prince, qui n'est ni trop puissant, ni trop faible, qui doit nous rapporter le trésor de Cons- tance grand homme d'État, habile par la plume, par ses conseils, par son esprit, par sa vigueur, heureux en affaires, dans les combats, dans les trai- tés, agréable à toute l'Europe, libre envers les par- tis, d'un extérieur agréable, excellant dans tous les exercices du corps, surtout à cheval, s'en remettant à l'État pour ses fils; catholique tolérant, dans la maturité de l'âge, étranger seulement par la dis- tance, mais Polonais par la race, deux fois arrière- neveu de Casimir, roi de Pologne, fils de Jagellon; rénovateur de la race par son double hymen avec