DE DÉMONSTRATIONS POLITIQUES. 15 logne en proie aux Français par des emprunts; qui, re- poussé sur ce point, a altéré la monnaie, sans nécessité. Je n'en accuse pas Condé lui-même, mais des intrigants et des intrigantes venus de France, gent famélique qui dévorait déjà en espoir les palatinats et chatellenies. Et ce Russe, qui brigue maintenant le sceptre de Pologne pour son fils, n'a pas craint d'enlever par la perfidie et le parjure son sceptre au fils de notre roi. Wladislas avait été élu grand-duc de Moskovie, les Russes lui avaient prêté serment, rien ne manquait à ses droits à peine quelque chose manquait à la solennité de son élection lorsque tout à coup il est dé- trôné par une foule furieuse, docile à la voix d'un seul sé- ditieux. Le crime est impuni, et notre honte éclate aux yeux de l'univers, si nous donnons la couronne au ravisseur. Je ne parle pas des horreurs de la guerre qu'il nous lit et par lesquelles il a dépassé le Turc. XLIX°, Le, LI`, LIIe, LIIII, LIVe, LV', LVI,, LVIF, L Vil!' PROPOSITIONS. Nommons un prince dont la bienveillance à notre égard n'ait pas attendu cette occasion pour se mon- trer mi prince qui n'ait pas d'ennemis, non-seu- lement dans le présent, mais dans l'avenir; qui ne soit pas trop puissant, qui n'ait pas non plus d'amis trop puissants, qui ne soit pas trop voisin de la Pologne, qui ne soit pas un prince besogneux, exposé à des haines, appuyé par des subsides de l'étranger; qui ne soit le sujet de personne; qui n'ait pas déjà par lui-même des droits sur un autre royaume, comme le Lorrain, gendre de l'Autriche. LIX, PROPOSITION. Nommons un Jagellon, si cela se peut.