iO ESSAI XXVII' PROPOSITION. Rien ne s'oppose à ce qu'on élise un prince étran- ger à la langue polonaise, pourvu qu'il sache la latine. REMARQUE. Neubourg possède parfaitement le latin, l'italien, l'alle- mand, le français et l'espagnol; il n'est pas ignorant du polonais, et même il le goûte fort. XXVIHe, XXIX' PROPOSITIONS. Il ne faut élire ni un enfant, ni un infirme. REMARQUE. Le Moscovite est un enfant, le Lorrain est un jeune homme, Condé est malade. Neubourg est seul dans la ma- turité et la force. Il préside en personne tous les conseils, lit les suppliques, écoute les plaintes, examine et annote les écrits; il est d'un accès facile, d'une grande affabilité; il a partout en Europe des correspondances, des informations et des conseils. Il suffit à tout avec l'aide de très-peu de ministres; il est le père de ses sujets. Habile à la chasse, aux armes, à l'équitation, à tous les exercices, il ne connait ni la maladie ni les médecins. Les Polonais qui l'ont appro- ché lui rendront ce témoignage, qu'il est bien loin d'être ce vieillard décrépit, tel que le peint l'envie de ses concur- rents. Ils ajouteront qu'il n'est ni avare ni austère. Tout à la fois enjoué et frugal, agréable et grave, d'une urbanité, d'un commerce, d'une gaieté qui le font aimer, il sait être, lorsque l'heure des affaires a sonné, grave, sérieux, résolu, disert, presque éloquent.