IV INTRODUCTION. de Mangourit qui a connu ce grand mémoire, qui dit avoir vu à Hanovre un manuscrit très-volumineux, qui en donne des fragments, sans avoir l'air de com- prendre qu'ils ne se rapportent pas à un de ceux qu'il a publiés. Enfin il écrit au précédent bibliothécaire de Hanovre, le savant M. Pertz, qui lui répond en ces termes péremptoires, et lui envoie un signalement exact du manuscrit cherché « Je réponds avec plai- sir au désir que vous exprimez d'avoir des renseigne- ments précis sur l'état du manuscrit de Leibniz, et je le fais d'autant plus volontiers, que j'ai consacré le printemps dernier à mettre en ordre les papiers de ce grand homme. On trouve dans la bibliothèque royale de Hanovre, non-seulement la copie que vous avez vue d'une petite partie de son mémoire, mais ce dernier. lui-même, œuvre d'une grasade éteudue, qui, cc l'excep- ta:on d'une petite lacune sarzs importance, a pu être réuni et remis en ordre d'après Les propres instructions de Leibniz. Le toact est, ou de la main de Leibniz,, ou de celle d'un de ses copisles, mais toujours recic et corrigé par lui. C'est done bien là le vrojet original a alfo ba§ Original = Concept. » Guhrauer reçoit la lettre et publie un sommaire trouvé à Paris, qui n'est qu'un abrégé de ce grand projet, comme étant le manuscrit original, d'une grande étendue, qui lui est signalé par M. Pertz à Hanovre. C'est à ne pas y croire. Qu'on se figure un homme qui chercherait un ta- bleau original d'un grande maître et n'aurait pour s'o-