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xi. INTRODUCTION.

n'entendrait plus parler des lieux saints (1). » Mais
Nointel compromit tout dans la suite en démasquant
ses projets, qui étaient de ne laisser debout que le
pavillon français sur les mers du Levant et de for-
cer la Porte à considérer comme ennemis les Hol-
landais, les Anglais, les Génois et les Vénitiens. On
voit que la politique que l'ambassadeur de France
avait ordre de faire réussir était précisément celle
que Leibniz avait conseillée à Louis XIV.

Mais alors, si les instructions données par Louis XIV
à ses ministres, et par eux à ses ambassadeurs en
Orient, concordent avec la politique développée par
Leibniz dans le Cotisilium Ægyptiacum, si les faits et
les relations les plus estimées jusqu'à la guerre de
Hollande lui donnent si complétement raison, si les
intérêts commerciaux qu'il y fait figurer en première
ligne et cette affaire de la mer Rouge et du com-
merce de l'Inde par Suez, étaient précisément les
grands intérêts du moment et de tous les temps que
la Haye, que Nointel, que Lionne surtout défen-
daient en Orient, on ne voit pas pourquoi l'on trai-
terait légèrement un projet qui n'a contre lui que
d'avoir été écarté par les nécessités pressantes d'une
guerre improvisée par Louvois. En résumé, il y a
dans l'histoire de France, telle que nous la compre-
(1) n On sut, à la 6n du mois d'avril, qu'on pouvait abandonner cette
affaire, parce qu'on ne voulait point arrêter un grand traité pour se con-
server la garde de quelques chapellea. » (chardin.)
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