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INTRODUCTION, XXXVII

Rouge, c'est-à-dire de la liberté du commerce de la
mer Rouge par l'Inde, était née de son temps. C'était
une de celles que nos envoyés avaient ordre de pour-
suivre avec une grande fermeté et qui avait failli
nous brouiller avec la Porte. Le sire de La Haye
avait reçu l'ordre de renouveler les capitulations à
cet effet, et d'assurer ainsi la liberté de négocier aux
hades Par ta mer Rouge. Le grand vizir s'y opposait
énergiquement. Le rappel du sire de La Haye fut
suivi de l'envoi du sire de Nointel, dont le premier
acte fut d'exiger le renouvellement des capitula-
tions en quatorze articles. Le deuxième portait que
les Français ne payeraient, comme les Anglais les
Hollandais et les Génois que 3 pour 100 de droit
d'entrée au lieu de 5 pour 100 qu'ils avaient payé
jusqu'alors. Le troisième stipulait la faculté pour les
Français de faire le commerce des Indes en passant
par ses Etats, et notamment par le canal de la mer
Rouge sans acquitter d'autres droits que les droits
de douane. Les autres articles concernaient les saints
lieux. Les chapelles et la protection des chrétiens
ne venaient qu'en seconde ligne, ainsi que la suite
de la négociation le fit bien voir. En effet, Char-
din, qui nous en a laissé un récit fort piquant,
termine ainsi « L'ambassadeur, sur le point de sor-
tir, fit dire au vizir qu'il avait ordre de l'empereur
son maître de lui recommander fortement l'affaire
de la mer Rouge; que Sa Majesté l'avait extrême
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