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xxx INTRODUCTION.

ne l'a fait Leibniz dans la seconde partie de son pro-
jet. Je ne vois pas, pour ma part, ce qu'on peut ré-
pondre à la logique serrée avec laquelle il tire cette
conclusion u xii, p. 216 Concluons donc avec
évidence qu'il n'y a pas de moyen plus sûr, plus ef-
ficace de troubler les Hollandais dans le commerce
des Indes, que de s'emparer de l'Égypte. Telle est
la voie sûre, rapide, mais que personne n'a encore
essayée et qui conduit, pour ainsi dire, à la position
maîtresse des affaires. Les Français vont chercher à
Madagascar le siège des affaires de l'Inde; mais
l'Égypte aussi en est voisine, elle est plus près de
nous, d'un accès facile, sur la ligne même du com-
merce, aussi riche par sa population que par les
produits du sol et depuis longtemps florissante. L'in-
vasion de ce pays donnerait le coup mortel aux Turcs,
et toute la chrétienté y applaudirait, pourvu que le
contre-coup ruinât seulement la Hollande. » Leibniz
voit, et cela dès 1672, ce qui manque à la France
pour devenir l'arbitre du monde. C'est l'insuffisance
de sa marine et de son commerce maritime. Une
fois en possession de cette idée, il fait rouler toute
l'économie de son projet sur cette base unique. Pour
lui, la fortune de la France est dans l'extension de
sa puissance navale et de ses échanges au dehors.
C'est pour s'emparér du commerce maritime qu'il ose
conseiller à son Roi de supplanter la Hollande en
Orient e'est pour supplanter la Hollande qu'il lui
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