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INTRODUCTION. v

rienter dans ses recherches que de trop faibles indi-
ces. Il met la main sur une mauvaise et incomplète
gravure en même temps on lui annonce que le ta-
bleau est retrouvé, mais, lui, soutient que sa gravure
est le tableau original et qu'il n'y en a pas d'autre.
C'est ce qui est arrivé à Guhrauer. Il a vu quel-
ques fragments, il a cherché toute sa vie l'original
sans le trouver- Alors il a pris la partie pour le tout;
il a fait les raisonnements les plus bizarres et les
inductions les plus téméraires. N'ayant dans sa main
que des éléments incomplets, toujours hésitant sur
la question de savoir quel était le vrai manuscrit,
et cependant très-désireux de trancher la question
par l'affirmative, il fait des tours de force de cri-
tique conjecturale, discute sur le brouillon (concept)
et la mise au net (mundum) comme s'il avait l'un
et l'autre sous les yeux et finit par inventer la
théorie parfaitement arbitraire de deux projets ou
mémoires l'un, le plus gros, qui serait destiné à
l'électeur de Mayence, l'autre, le plus petit, qui était
adressé à Louis XIV. A quoi bon désormais le suivre
dans ce labyrinthe d'où il ne pouvait pas sortir?
Toutes ses conclusions, à partir de prémisses trompeu-
ses, sont nécessairement fausses; toutes ses conjec-
tures se trouvent démenties. Les pièces qu'il a sous
les yeux ne sont pas ce qu'il croit, et celles qu'il n'a
point connues, et que lui signalait M. Pertz, répon-
dent seules au signalement qu'il a donné. A plus forte
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