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vin AVERTISSEMENT DE L'ÉDITEUR.

de la souveraineté. Ce que voulait .Leibniz
dans ce livre, c'était donc une alliance aussi
étroite que possible du principat germain avec
le saint empire romain, une sorte d'oligarchie
de princes souverains, ayant tous les droits de
la souveraineté, sous la tutelle d'un empereur,
et, comme il le dit lui-même dans la préface de
la seconde édition de ce traité, une conciliation
de la pluralité des souverainetés avec l'unité
de l'Empire. Je sais bien que dans une partie
de cet écrit il va plus loin, et que son esprit,
qui s'élève naturellement à l'unité, rêve une
république chrétienne sous la conduite de
l'empereur et du pape. Mais dans l'abrégé
français qu'il a donné de ce même traité sous
ce titre Entretiens de Philarète et d'Eugène
totichant la souveraineté des électeurs et princes
de l'Empire, il s'en faut de beaucoup qu'il
soutienne le vieil empire germanique, et il
cherche bien plutôt à montrer que tous ces
princes réunis sous la tutelle de l'Empereur,
ont chacun chez soi le droit de souveraineté,
c'est-à-dire le droit de faire la paix et la guerre,
tenzriua; à côté de César il y avait donc le Furst, ou le principat
germain, représenté à Nimègue par le droit d'avoir des ambassa-
deurs.
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