AVERTISSEMENT DE L'ÉDITEUR. vu trompe; un commentaire de cette opinion, et explique ce qu'il eût voulu et attendu de la part de Leibniz. Il y a plusieurs remarques à faire à cela. Et d'abord les théories politiques de Leibniz sur lesquelles M. Leser base son accusation sont toutes, ou presque toutes, de sa jeunesse, et tirées d'un seul ouvrage, de son livre de Jure suprematus. Ce traité, plus juri- dique que politique ( t), qui a fait longtemps au- torité en Allemagne pour les questions-de droit public, était un écrit de circonstance composé par Leibniz à l'époque de la paix de Nimègue, et il est loin de contenir sa politique tout entière. Mais, en second lieu, ce livre, même sous sa forme première et un peu scolastique, n'est pas uniquement un plaidoyer en faveur du saint empire romain, et nous paraît plutôt un essai de conciliation entre l'autorité de Cé- sar et l'indépendance des princes de l'Em- pire (2), pour lesquels il revendique les droits S. R. lmperii fortuna sejunctam esse voluit et utrique subve- nire pariter conatus est. (1) C'est pour ce motif que nous l'avons réservé pour ]a section de Droit publie et des gens, où il doit tigurer avec une deuxième édition revue et corrigée par Leibniz, et considérablement aug- mentée, des Entrettens de Philarète et d'Eugène, petit livre rare et presque introuvable aujourd'hui. (2) Le titre lui-même indique ce qu'il voulait, Casarinus Furs-