VI AVERTISSEMENT DE L'ÉDITEUR. par un jeune homme distingué, qui promet de lui en rendre beaucoup d'autres. Toutefois, l'auteur et l'éditeur se trouvent en dissidence sur quelques points que la bonne foi nous fait un devoir d'indiquer. M. Leser nous paraît un peu sévère dans ses appréciations sur l'œuvre politique de Leibniz. A l'en croire, Leibniz serait un grand patriote allemand du dix-septième siècle, mais un patriote peu clair- voyant des véritables intérêts de sa patrie. Si M. Leser, qui a surtout étudié les premiers écrits politiques de Leibniz, eût connu plus tôt ses écrits postérieurs, il eût sans doute modifié son jugement. Leibniz, nous dit-il, a eu le tort de croire à la durée et à la stabilité du saint empire romain, déjà sur le penchant de sa ruine, et de vouloir lui soumettre toute l'Europe (i). Et plus loin, il ajoute « Sa prin- cipale erreur fut de ne point séparer la fortune de l'Allemagne de celle du saint Empire ro- main et de vouloir sauver à la fois l'un et l'autre (a). » Sa thèse française est, si je ne me (1) Incurrunt in varias reprehensiones qux dixit de Imperio Romano fuctionis Germanicæ cul vetuste jam et periclitant to- tam Europam subjici voluit qux pro Austriaca domo et in Galliam. (2) Erravit tantum in eo qteod non fortunam Germaniæ a