Home Plain text
Text mode Audio mode
page LXIV (screen 65 of 433)
Next page Previous page  
  Last page First page


LXIV INTRODUCTION.

paix offerte; le tout mêlé à une discussion des partis
politiques en Angleterre, et à des sorties assez rudes
contre les whigs et la cabale française. Il se multi-
plie dans les écrits qui suivent; il prend tous les
rôles; il écrit sous le nom d'un Hollandais contre la
Lettre sur les soupirs de l'Europe; il se fait bourgeois
d'Amsterdam pour réfuter un bourgeois d'Anvers
par trop gallophile. Il adresse, sous le manteau d'un
patriote vénitien, une belle et longue lettre à la séré-
nissime république de Venise, sur l'opportunité d'une
alliance avec l'Autriche (1). Les considérations rela-
tives à la. paix ou à la guerre se succèdent. Après
Utrecht, il déploie la même activité pour empêcher
Rasladt ou du moins pour obtenir des conditions
meilleures. Ici commence la série des écrits en alle-
mand qui ne sont pas les moins importants. Sa har-
diesse va quelquefois jusqu'à lui faire 'craindre d'avoir
mécontenté l'Empereur, et il termine l'un des plus
considérables par ces mots caractéristiques « Sire,
si Votre Majesté est guidée par d'autres pensées.
que je n'aie rien dit ni rien écrit. »

Comment ce premier écrivain politique de l'Alle-

magne, au XVIIe siècle, était-il resté englouti tout en-
tier dans les cartons de la chancellerie allemande,
jusqu'à ce que la haute faveur de l'empereur d'Au-
triche (2) nous eût permis de le tirer de sa prison et
de montrer enfin la vieillesse affairée du grand phi-
losophe, à Vienne, 1712-1713, il passa ces-deux
(1) Voir sur cette lettre un écrit spécialde Leibniz, t. IV,p. 175.

(2) Voir notre Mémoire à l'Académie de Vienne, t. XXV.
Text mode Audio mode
page LXIV (screen 65 of 433)
Next page Previous page  
  Last page First page
Home Plain text