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Title : Oeuvres de Leibniz. Tome 4 / publiées pour la première fois d'après les manuscrits originaux, avec notes et introductions par A. Foucher de Careil

Author : Leibniz, Gottfried Wilhelm (1646-1716)

Publisher : Firmin Didot frères, fils et Cie (Paris)

Date of publication : 1859-1875

Contributor : Foucher de Careil, Louis-Alexandre (1826-1891). Éditeur scientifique. Annotateur. Préfacier

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 7 vol. ; in-8

Format : application/pdf

Copyright : domaine public

Identifier : ark:/12148/bpt6k111379f

Source : Bibliothèque nationale de France, Z-19515

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30452778f

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30452778f

Provenance : bnf.fr

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Title : Oeuvres de Leibniz. Tome 4 / publiées pour la première fois d'après les manuscrits originaux, avec notes et introductions par A. Foucher de Careil

Author : Leibniz, Gottfried Wilhelm (1646-1716)

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LVIII INTRODUCTION.

barrière sûre et convenable pour l'Empire, qui n'y
trouve ny’sa seureté, ny sa convenance. La France
peut fondre quand bon luy semblera sur le Palatinat
et sur tous les pays des quatre électeurs du Rhin et
des autres princes et Estats de l'Empire, qui ont leurs
terres de ce costé du fleuve, jusqu'aux trois éveschés
et jusqu'à la Lorraine qui est encore elle-même de
l'Empire.» Lorsque l'on étudie de sang froid la ques-
tion du Rhin telle qu'elle se posait alors, on reconnaît
que la France avait raison de vouloir rejeter l'Em-
pire hors de son sein, et faire son pré carré, suivant
le mot de Vauban; mais que l'Empire avait le droit
et le devoir de l'empêcher d'arriver jusqu'au Rhin,
dans l'intérêt de sa sécurité et pour éviter les chances
d'invasion. On s'étonne moins alors que Leibniz, qui
aimait la paix, qui encourageait même l'abbé de Saint-
Pierre dans ses projets de paix perpétuelle, conclue
« qu'avant de se résoudre à un traité aussi préjudi-
ciable, et qui serait une honte pour toute la nation
germanique, l’Empereur devoit peser dans sa sagesse
s'il n'y avoit pas moyen de continuer la lutte.

La paix est fort bonne de soy,

J'en conviens; mais à quoy sert-elle

Avec des ennemis sans foy?

Une seule circonstance eût pu donner raison aux
partisans de la paix à tout prix c'était le cas
l'Allemagne, fatiguée et vaincue, n'eût point voulu
continuer la guerre. Mais Leibniz, qui a traité ce
point.avec tout le soin qu'il méritait, réfute péremp-

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, Z-19515

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