r,vt INTRODUCTION. duque du grand roi, et les succès de ses généraux avec les revers de l'époque précédente. Deux d'entre eux, dit Leibniz, le prince Eugène et le duc de Marlbo- rough, entassaient victoires sur victoires; ils étaient sur le point d'entrer en France et de réduire l'Eu- rope à l’équilibre de la paix de Westphalie. C'est ce moment, unique peut-être pour abaisser la France, que l'Angleterre et la Hollande avaient choisi pour se détacher de l'alliance de l'Autriche et faire leur paix particulière. Il était impossible que l'Autriche n'eût point de ressentiment contre ses alliés, qui semblaient craindre ses victoires, arrêtaient son élan, et sauvaient la France d'une ruine immi- nente. M. Leserparaîtcroire que les bases de la paix étaient toujours les mêmes qu'en 1708 ou en 1711, et que les articles présentés à l'acceptation de Sa Majesté Impé- riale par les plénipotentiaires britanniques, au nom de la France, ne faisaient que confirmer les précé- dentes négociations. Mais c'est là une grave erreur. Les conférences de Gertruydenberg étaient tenues en oubli dans le nouveau traité, et les sept articles eux- mêmes étaient éludés, au moins en partie. L'Empire était amoindri comme territoire aux Pays-Bas, sur le haut lihin et en Italie. La juridiction lui était en- levée sur la Bavière, Cologne, Mantoue, Mirandole et Comacchio. La validité de son élection paraissait même mise en doute. Enfin le point capital, à savoir qu'on formera wire barrièré seure et convenable pour l’Empire, n'était pas atteint. Leibniz explique fort