INTRODUCTION. Lv les reproches dirigés contre les whigs portent à faux. » Nous ne saurions être entièrement de l'avis de M. Leser. Il est très-vrai que la résistance de l'Em- pereur pouvait paraître de l'opiniâtreté à ceux qui ne connaissaient pas bien la situation politique en 1713. On pouvait dire qu'il retombait dans les fautes tant reprochées à Louis XIV, qui, en voulant trop presser ses avantages, avait, à deux reprises différentes, en Hollande et lors de la succession d'Espagne, moins obtenu après qu'avant la guerre. L'empereur Char- les VI pouvait de même, en concluant la paix d'U- trecht, s'éviter de nouveaux revers, et laisser enfin respirer l'Allemagne, que ses prédécesseurs avaient appauvrie d'hommes et d'argent. Mais nous croyons que cette manière de voir, qui paraît plausible, n'est pas la plus politique, et que Leibniz qui n'était ici que l'écho de l'Empereur et du prince Eugène, en conseillant un dernier effort énergique, était conséquent avec toute sa carrière politique depuis 1685, et même avec l'intérêt bien entendu de l'Alle- magne. Les empereurs d'Autriche n'avaient point pro- voqué la guerre de la succession d’Espagne ils l'a- vaient subie, et même ils en avaient d'abord éprouvé toutes les mauvaises chances le règne de l'empereur Léopold n'avait été qu'unlong revers; celui de Charles- Joseph n'avait pas été heureux. Avec Charles VI, une nouvelle ère paraissait s'ouvrir. La jeunesse heureuse de ce prince contrastait avec la vieillesse un peu ca-