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LIV INTRODUCTION.

La paix

d'Utrecht

inexcusable.
1713.

cellerie elle-même reconnaitre en principe la néces-
sité de recourir à la publicité par la voie de Hol-
lande, pour combattre les idées et la politique de la
France. La Hollande était alors la grande officine de
ces brochures politiques, non moins lues ni moins
avidement enlevées qu'aujourd'hui mais on ignorait
que Leibniz cût été l'un des promoteurs actifs de
cette guerre de brochures et de pamphlets, et se fût
consacré à cette forme de publicité encore imparfaite
et toujours anonyme, premier essai bien primitif en-
core d'une quasi-liberté de la presse;

Je viens au contenu de cet écrit et aux circonstances
politiques qui l'ont fait naître. L'Angleterre et la Hol-
lande avaient signé leur paix séparée avec la France.
Seul l'Empereur avait refusé de souscrire à ce traité,
et semblait vouloir éterniser la guerre par ce refus.
Cette conduite de l'Empereur est énergiquement blâ-
mée par iYI. Leser « L'Autriche, dit-il, en repoussant
la paix d'Utrecht, ne songeait qu'à ses intérêts do-
mestiques, elle oubliait ceux de l'Europe et même de
l'Allemagne; elle eût pu recouvrer un peu aupara-
vant presque toutes les provinces enlevées à l'Empire,
y compris l'Alsace et Strasbourg, que Louis XIV of-
frait de lui rendre; elle aima mieux continuer une
guerre ruineuse pour l'Allemagne et pour la France.
La lettre de Leibniz à un milord tory, il ex-
pose les raisons que l'Empereur a de continuer la
guerre et les torts que les alliés ont eus de faire la
paix, est très-remarquable; mais elle paraît écrite
dans un esprit de dénigrement systématique, et tou
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