INTRODUCTION. XLIX IV. d dans lesquelles ils furent composés. C'est à Vienne, avec l'agrément et quelquefois par ordre de l'Empe- reur, que Leibniz a préparé la plupart de ces écrits. La réponse de l'empereur Léopold date du premier séjourde Leibniz à Vienne (1688-1689) et fut rédigée sur l'ordre de Sa Majesté. Leibniz y expose que l'Em- pereur a cru devoir faire réfuter publiquement les in- justes et vaines imputations du manifeste français (1). C'est à ce voyage tout politique que se rapportent encore les demandes d'informations, de pièces et de mémoires qu'il adresse avant son départ, afin d'au- toriser et de confirmer sa mission politique; le.s vingt-deux ordonnances de Louis XIII, dont nous avons parlé, les raisons pour la guerre ou l’accommodement aaec la France, et la coaasxaltation sur les affaires gé- aac·rales fi la fin de la campagne en 1691 (2). Leibniz. était conseiller de l'électeur de Hanovre, chargé d'une mission historique dans la haute Italie, et comme chargé d'affaires politiques et religieuses en service extraordinaire. Sans être un personnage politique, Leibniz en avait toutes les aptitudes. On (I) Hiec sunt quw, quantum fieri potuit brevissimè ad contu- meliosuni libellum seu Manifestum gallicum reponerejussit S. S. Crosarea Majestas. (2) On peut y joindre encore un plan stratégique, économique et financier, que Leibniz proposa à l'Empereur en 1690. et où il entrait, à propos d'un projet d'expédition en Hongrie, Moldavie et Valachie, dans les plus minimes détails sur la discipline et la tactique militaire. M. Saint-Marc Girardin a fait remarquer l'in- térèt du projet de descente en Biscaye, qui est vraisemblablement d'une élloque plus reculée, 1702. Quant au mémoire de 1690, il parattra dans la section d’Économie politique.