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XLVIII INTRODUCTION.

Du caractère

des écrits

politiques de

et du degré

de confiance

qu’ils

méritent.

encore vous forcer dans ce dernier retranchement.
Vous voulés donc (ce semble) que, les peuples d'Es-
pagne et autres ayant receu le duc d'Anjou pour sei-
gneur, il est devenu par cela même leur prince légi-
time. A cela je vous réponds que ce consentement ne
suffit pas. » Et Leibniz oppose le droit de l'Empe-
reur « C'est assez qu'on ne peut oster à personne
ce qui luy appartient, et le droit estant pour l'Empe-
reur et pour l'Archidue, comme il a esté assez montré,
comment ces peuples peuvent-ils détruire ce droit,
puisqu'on sçait que les princes ne le peuvent pas
même faire à l'égard de leurs sujets, suivant l'an-
cienne clause les princes disent Sauf nostre droit
en autre chose et celuy d'uutruy en toutes?

Enfin, quand bien même on admettrait ce dogme
nouveau d'une sorte de souveraineté populaire, elle
ne s'appliquerait pas à la réception du duc d'Anjou.
a La volonté des peuples, dit fort bien Leibniz, ne
s'explique point par les magistrats ou agents, mais
par les assemblées des états des royaume et des pro-
vinces. » 11 fallait un vote des cortès.

Après avoir indiqué l'esprit général de la politique
de Leibniz, et cette idée du droit qui en fait le fond,
il nous reste à dire un mot du caractère de ces écrits
politiques et du degré de confiance qu'ils méritent.
Quand nous parlons du caractère de ces écrits, nous
n'entendons point parler de leur authenticité, qui est
démontrée dans ce livre même par l'indication de
leur provenance, mais du caractère politique et de
l'autorité que leur communiquent les circonstances
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