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xtn iNTRODUCTION.

Inconvé-

nients

de cetle

Le droit et la
politique.

leurs. Le plan de Richelieu ne fut pas compris, ou
plutôt l'Empereur, naturellement scrupuleux, ne crut
pas devoir l'employer.

Mais l'idée du droit qui fait les grands juriscon-
sultes ne suffit pas pour faire les grands politiques.
Leibniz, très-supérieur à son siècle sur les idées du
droit naturel, nous paraît cependant, en politique,
inférieur à l'école française. Le'droit et la politique
sont deux sciences distinctes, bien que la première
ait aussi rapport à la seconde. Pour rendre cette dif-
férence plus sensible, prenons un exemple éclatant,
celui de la succession d'Espagne. Leibniz fut chargé
par l'Empereur de lui faire un mémoire sur cette
affaire nous publions ce mémoire; on y verra toute
la capacité de Leibniz il déploie même un très-grand
zèle; il connaît bien l'affaire, il la prend en juris-
consulte, il la traite au point de vue du droit. Leib-
niz avait-il tort ? L'affaire de la succession d'Espa-
gne n'était-elle pas un grand procès entre deux mo-
narchies encore pendant à l'époque Leibniz pre-
nait en main la cause de l’Autriche? Les droits de
cette dernière étaient certains Leibniz les fait sur-
tout valoir, et, de ce point de vue, il est impossible
de nier qu'il n'ait gagné son procès. Ses dix raisons,
toutes tirées du droit et opposées à l'exception du
motif cessant qu'on invoquait en France, sont tout à
fait victorieuses, et Leibniz lui-même parle en ces
termes des raisons de l'adversaire « L'exception
du molif cessant qu'on met sur le tapis dans le pré-
tendu testament est si peu applicable ici, qu'il n'y a
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