xxxvin INTRODUCTION. montre alors la France d'autant plus à craindre qu'elle est irritée de ses échecs. « Malheur à ceux qui ne seront pas sur leurs gar- des et qui agiront mollement dans cette conjoncturel Elle fera des choses surprenantes, et sa colère épar- gnera aussy peu les choses divines que les humai- nes. Accoustumée à réussir dans ses cabales, et pi- quée de honte d'avoir manqué son coup à Cologne, à Munster, à Liège, à Munich, à Hannover, mais sur- tout en Hollande, après avoir eu tout le loisir de pré- parer les affaires, elle fait maintenant des choses qui marquent un esprit outré car, après des ministres qui veulent passer pour infaillibles, le reproche tacite d'une faute de quelque conséquence tient lieu d'une offense mortelle. Il faut que l'épée, maintenant, venge ou couvre le mauvais succès de la négociation, quand il faudroit se baigner dans le sang chrestien, rappe- ler les Turcs en Allemagne et faire saulter Saint- Pierre de Rome par la grande bombe revenue d'Alger.» 11 conclut par une exhortation à la Suède et aux autres puissances du Nord, qui ne doivent point sé- parer leurs intérêts de ceux de l'Allemagne; à l'Es- pagne, indignement traitée par la France à l'Angle- terre, trompée et détournée de ses affaires par cette puissance; aux états généraux des Provinces- Unies, guéris de leurs injustes défiances contre le prince d'Orange; à l'Italie, en6n, qui doit savoir maintenant ce que c'est que,la France arbitre des affaires; et aux Suisses, qui savent si le canon d'Hu-