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xxxvi INTRODUCTION.

Ce Furstenberg, qui a tout fait pour brouiller les

affaires en Allemagne, est peint de main de maître.

« Aujourd'huy évesque, demain colonel, » traître à

toutes les libertés et vendant tous les droits de son

évêché pour en acquérir un plus grand, plat valet de

la France, rompu aux intrigues et aux manèges, et

capable de nourrir son ambition insatiable aux dé-

pens de tout ce qu'il y a de plus sacré, Furstenberg

est-il donc un si bon archevêque qu'on ne puisse lui

préférer, pour le siège de Cologne, un jeune prince de

seize ou dix-sept ans, d'un très-bon naturel et qui

promet beaucoup, Joseph-Clément de Bavière? Le

Pape l'a pensé, et il est facile de défendre Sa Sain-

teté contre les imputations de la France, qui ne res-

pecte rien, pas même la tiare. L'apologie du Pape

contre le Roi T. C. lui est facile, surtout s'adressant

à un pontife vénérable et déjà maltraité par la France.

11 démontre fort bien que les différends de la France

avec le saint-siége sont de telle nature qu'on ne sau-

rait, comme le voudraient ses adversaires français,

séparer la qualité du chef de l'Église pour ne consi-

dérer que celle du prince temporel, puisque le Pape

n'y agit qu'en cette qualité de chef de l'Église.

Il blâme l'assemblée du clergé de 1683, cette as-

semblée d'ecclésiastiques insolents, qui n'a été dans

l'esprit du souverain qu'une vengeance contre la cour

de Rome, et, de la part des évêques de France, un

oubli de leur devoir et une violation du serment de

leur sacre. Il fait un tableau qui n'est point flatté de

cet état du clergé et des communautés françaises en
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