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INTRODUCT1UN. xxxv

ses usurpations sur le Rhin (1). Il va plus loin, et il ré-
fute pied à pied les pressants motifs qui doivent obli-
ger Sa Majesté T. C. à porter la guerre dans l'Em-
pire après avoir démenti les intentions hostiles et les
préparatifs de guerre attribués à l'Empereur, il éta-
blit que ces préparatifs, alors même qu'ils existe-
raient, ne donneraient pas à la France un droit de le
prévenir que rien ne justifie, qu'il a parfaitement le
droit de négocier des ligues dans ses États et de faire
des préparatifs de défense, sans que la France ait de
comptes à lui demander sur ce sujet. Alors, oppo-
sant la conduite du Roi de France à celle de l'Empe-
reur, la violence et la hauteur du premier, la dou-
ceur et la modération du second, il prouve victorieu-
sement que tous les torts sont du côté de la France,
et que l'Empereur n'est pas obligé d'avoir bonne opi-
nion d'une puissance qui a effrontément violé les
principes du juste et du saint, qui ne garde pas la
foi jurée, et qui exige impérieusement une cession
perpétuelle des pays qu'elle occupe injustement pour
jouir en paix de ses violences et de ses usurpations.
Il a d'autant plus de droit de refuser le changement
qu'on lui demande, de la trêve en paix perpétuelle,
que la faiblesse des raisons de la rupture est mal dis-
simulée sous de grands mots et des griefs imaginaires.
(1) Le reproche serait injuste, si l'on en croit M. Léser. M. Leser

pense que Louis XIV a différé son attaque, et qu'il se tenait prêt
à voler au secours de l'Empire menacé; mais il reconnaît qu'il eût
sans doute exige, pour prix du secours, le titre d'Empereur d'Occi-
dent, et qu'il eût très-probablement réussi dans ses brigues. On
comprend alors que Léopold ait préféré Sobieski.
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