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AVERTISSEMENT DE L'ÉDITEUR. xiii

niz, la consistance de la réalité, ils se seraient
sentis solidaires de l'Empire. Ne l'étaient-ils
pas comme membres du corps germanique?
Ne devaient-ils pas, à ce titre, contribuer aux
charges de l'Empire et à l'accroissement de ses
forces militaires? N'avaient-ils pas prêté un
serment qui les obligeait comme princes de
l'Empire? Sans doute, ils étaient libres de
contracter des alliances, puisqu'ils l'étaient de
faire la paix ou la guerre; sans doute encore,
la guerre faite dans leur pays, et les levées
d'hommes et d'argent que l'empereur était forcé
d'y ordonner, les épuisaient grandement; mais
comme électeurs, comme membres de l'Em-
pire, ils avaient des devoirs auxquels ils ne
devaient pas manquer. S'il leur était si facile
de s'y soustraire, cela même était une nouvelle
preuve de la faiblesse du lien qui les rattachait
à l'Empire et de la nécessité de le resserrer.
Leibniz avait bien raison de vouloir un em-
pire plus fort et plus uni.

Le dernier point sur lequel nous différons
d'avis avec M. Leser, est celui de la succession
d'Espagne et de la paix d'Utrecht. Cette grande
affaire, qui fut le pivot de son règne, qui oc-
cupa sa politique extérieure et ses armées pen-
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