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XII AVERTISSEMENT DE L'ÉDITEUR.

déjà si menacée de l'Empire n'était donc pas
une mauvaise pensée et encore moins une idée
fausse. Ces deux volumes sont en quelque
sorte consacrés à en resserrer les liens et à
prévenir l'entière dissolution du corps ger-
manique. Ceux qui suivront nous montreront
Leibniz non moins occupé à le guérir par une
bonne administration intérieure, qu'il l'est ici
à le préserver de sa ruine par une bonne po-
litique extérieure.

l. Leser attaque Leibniz sur un autre
point plus particulier. Il blâme sa politique
sur le Rhin. Il lui semble que l'alliance fran-
çaise valait mieux pour ces petits princes
que la protection dérisoire du saint empire
romain. Sans doute, à ne consulter que leur
intérêt particulier, ces petits princes trou-
vèrent d'abord plus d'avantages dans l'al-
liance française. Ils recevaient de grosses pen-
sions, et ils évitaient ainsi les chambres de
réunion et les horreurs du Palatinat; mais,
comme membres du corps germanique, ils
manquaient à leurs devoirs. Si l'idée d'une
patrie allemande, au lieu d'être un mythe,
comme on se l'imagine trop aisément, avait
déjà pris à leurs yeux, comme à ceux de Leib-
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