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AVERTISSEMENT DE L'ÉDITEUR. XI

revint à la maison d'Autriche et que le gou-
nement prit sous Frédéric III sous Maximi-
lien Ier et sous Charles V, par le moyen des
diètes et des pacifications, la forme qui lui est
restée et à laquelle la paix de Westphalie mit
la dernière main.

Le traité des Pyrénées, dit M. Mignet, s'ef-
força de constituer l'Allemagne aux dépens
de l'Autriche. Sans doute on pouvait bien se
demander, du temps même de Leibniz, et
tout porte à croire qu'il s'était fait déjà
cette question, si la conservation de l'antique
établissement de Charlemagne ne pesait pas
lourdement sur tous ceux qui en faisaient
partie à un titre ou à un autre; mais il semble
que ceux qui voulaient constituer alors l'Alle-
magne aux dépens de l'Empire oubliaient une
chose. Il n'y avait presque plus d'Empire (i),
mais y avait-il une Allemagne? C'est ce dont
on peut douter. Travailler à rétablir l'autorité
(1) Il en donne un autre témoignage dans sa lettre au landgrave
à propos du neuvième électorat (novembre 1692) a Je le considère,
dit-il, comme un honneur que Hanovre achète peut-être trop cher,
car les affaires de l'Empire allant de mal en pis, l'autorité des élec-
teurs ne pourrait point subsister, si celle de l'Empire tombe; ainsi
l'affaire me paraît assez indifférente. Il II est vrai que Leibniz, en
habile diplomate, pouvait bien exagérer cette indifférence, mais ce
qu'il n'exagère point, è'est l'état de l'Empire.
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