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t,0 NOUVEAUX IMTÉRESTS

si gros qu'il doit aussi tost appréhender une apo-
plexie qu'un coup de mousquet. Voilà une belle ré-
flexion

L'Empereur se ganera bien de suivre le conseil
qu'il luy donne (p. 92 ) de dégoûter l'Électeur de
Bavière par une jalousie mal fondée. Cela est peu
convenable à cette union que l'auteur prêche ail-
leurs. Le mariage de la fille de l'Empereur ne sera
pas ce qui rendra son gendre plus propre à prétendre
à l'Empire: jamais ce scrupule n'est tombé, je pense,
dans l'esprit de l'Empereur ou de ses ministres, qui
pourtant ne sont pas des plus simples. Bien loin que
la cour de Vienne doive empêcher ce jeune prince
de faire un long séjour en Hongrie, elle l'y doit in-
viter. Et sa gloire, partagée comme eUe est, ne fera
jamais ombrage à l'Empereur pour ne dire qu'il em-
ploye ses forces pour le service de son beau-père.
C'est une erreur populaire que de s'imaginer comme
nostre auteur que l'Empereur dépend des jésuites,
et les consulte quand il s'agit de paix, de guerre ou
d'autres affaires ils n'ont rien à voir; de dire
aussi (p. 98) que les jésuites sont auteurs des troubles
de Hongrie. C'est une erreur contraire à la noto-
riété Nadasti, Serini, Franchipani et Tachenbachi
estoient tous des catholiques zélés.

Il veut à toute force que l'Empereur aille à la tête
de ses armées, ou du,moins il le blâme de n'y avoir
pas esté plus tost; mais j'en ay donné cy-dessus une
raison sans réplique. D'ailleurs Cliarles V luy même
a gaigné le plus souvent par ses généraux et il n'a
esté heureux en personne que contre la ligue de
Smalcalde. Et, pour ne rien dire de Philippe lI, on
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