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Title : Oeuvres de Leibniz. Tome 3 / publiées pour la première fois d'après les manuscrits originaux, avec notes et introductions par A. Foucher de Careil

Author : Leibniz, Gottfried Wilhelm (1646-1716)

Publisher : Firmin Didot frères, fils et Cie (Paris)

Date of publication : 1859-1875

Contributor : Foucher de Careil, Louis-Alexandre (1826-1891). Éditeur scientifique. Annotateur. Préfacier

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 7 vol. ; in-8

Format : application/pdf

Copyright : domaine public

Identifier : ark:/12148/bpt6k1113782

Source : Bibliothèque nationale de France, Z-19514

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30452778f

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30452778f

Provenance : bnf.fr

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Title : Oeuvres de Leibniz. Tome 3 / publiées pour la première fois d'après les manuscrits originaux, avec notes et introductions par A. Foucher de Careil

Author : Leibniz, Gottfried Wilhelm (1646-1716)

Url of the page : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1113782/f36


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MARS CHRISTIANISSIMUS. 31

esté bien aveugles, ou bien ils auroient mieux aimé

de combattre ensemble que de périr séparément.

Si nous remontons aux commencemens de la der-

nière guerre, y a-t-il rien de plus violent que la ma-

nière de laquelle le feu duc de Lorraine fut dépouillé

de ses Estats? Tout son crime estoit qu'il ne vouloit

pas estre à la mercy de quelque gouverneur, ou

intendant françois, et qu'il cherchoit d'establir sa

seureté par des alliances défensives, les plus inno-

centes du monde. La guerre contre les Hollandois a

esté si éloignée de toute apparence de raison (je

parle sous la personne des ennemis de la France)

qu'on n'en a pas sceû trouver même aucun prétexte.

Et cependant tout ce que la France a fait de violent

depuis dans l'Allemagne, dans les Pays-Bas, et ail-

leurs, n'a estre excusé que parce qu'il estoit une

suite nécessaire de cette guerre. C'est sur ce fonde-

ment que les armées franroises ont traversé l'Alle-

magne ( pour éloigner les secours qui pouvoient ve-

nir aux Hollandois ou faire diversion à la France ),

qu'on a pris Trèves, surpris et démantelé les dix

villes d'Alsace d'une manière qui ne tenoit pas trop

à la bonne foy, et exercé toute sorte d'hostilités

dans le Palatinat du lihin, le tout sur les moindres

soubçons, que la seule raison de guerre, mais d'une

guerre la plus injuste qu'on ait jamais entreprise,

authorisoit. On a eu l'insolence de déclarer à l'Em-

pereur qu'il devoit le premier retirer ses troupes des

terres de l'Empire, et que le Roy en feroit autant,

quand l'Empereur auroit donné sa parole (et quel-

ques autres princes en seroient demeurés garans)

qu'il n'en feroit plus sortir de ses pays héréditaires,

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, Z-19514

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