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Title : Oeuvres de Leibniz. Tome 3 / publiées pour la première fois d'après les manuscrits originaux, avec notes et introductions par A. Foucher de Careil

Author : Leibniz, Gottfried Wilhelm (1646-1716)

Publisher : Firmin Didot frères, fils et Cie (Paris)

Date of publication : 1859-1875

Contributor : Foucher de Careil, Louis-Alexandre (1826-1891). Éditeur scientifique. Annotateur. Préfacier

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 7 vol. ; in-8

Format : application/pdf

Copyright : domaine public

Identifier : ark:/12148/bpt6k1113782

Source : Bibliothèque nationale de France, Z-19514

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30452778f

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30452778f

Provenance : bnf.fr

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Title : Oeuvres de Leibniz. Tome 3 / publiées pour la première fois d'après les manuscrits originaux, avec notes et introductions par A. Foucher de Careil

Author : Leibniz, Gottfried Wilhelm (1646-1716)

Url of the page : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1113782/f29


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21 MARS CHRISTIANISSIhIUS.

c'est qu'il s'opiniastre trop à vouloir maintenir les

droits de l'Empire, ne voulant pas recognoistre une

puissance supérieure à la sienne, q ,e le Roy T. C. a

receue de la Providence immédiatement, comme nous

venons de prouver. Il y a quelques autres Gallo-

Greqs d'Allemagne, qui imitent Judas, en prenant les

30 deniers, parce qu'ils espèrent que l'Allemagne ne

laissera pas de se sauver par la miséricorde céleste

que l'argent cependant demeurera à eux, et qu'ils

auront lieu un jour de se mocquer de la crédulité

des François. Mais bien rira qui rira le dernier.

Prenez garde, mes amis, et songez qu'on ne se

mocque pas impunément des Dieux, ny du Roy, que

le ciel a envoyé pour vous chastier. ll n'y a pas long-

temps, que je me trouvay avec quelques amis dans

une assemblée, quelque vieillard, tout ardent de

zèle, déclamoit terriblement contre les Allemands,

Gallo-Greqs, qu'il appelloit la peste de la patrie, la

poison des âmes bien nées, et la honte du genre hu-

main, que les François mesmes caressent à présent,

les tenant pour les derniers des hommes. Enfin il s'en

falloit peu, qu'il ne les donnât tous au Diable. Quel-

ques-uns de nostre ordre, qui s'y trouvoient avec

moy, et qui avoient la conscience un peu tendre,

furent si touchés des paroles du bon homme, qu'ils

trembloient au moindre bruit, craignant que quelque

Diable ne les vint prendre par derrière. lloy, qui

suis un peu plus ferme, je fis dans cette rencontre ce

qui nous est commandé, c'est à dire, confirmavi fra-

tres meos, en leur reprochant leur peu de courage,

et en leur monstrant combien°il importe d'avoir la

conscience, non pas douteuse, ny scrupuleuse, mais

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, Z-19514

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