?n MARS CHRISTIANISSIMUS. pcr personne, je n'ose pas lcur conseiller de s'atta- cher à la France, parce que les moines de S. Benoît et de S. Bernard, les Carmélites, les Dominiquains, et bien d'autres Ordres, qui sont assez à leur aise en Allemagne, ont esté obligés en France, depuis quel- que tems, sous prétexte de nouvelles réformes, de jeûner ou d'aller nuds pieds. Pour ce qui est des princes séculiers d'Allemagne, il leur paroistra un peu rude d'estre obligés de sousmettre à l'authorité du Boy la puissance presque royale qu'ils s'attri- buent, et, comme on seait que les riches auroient de la peine à entrer dans le ciel, de même les puissans fout difficulté de s'accommoder du royaume très- chrestien et de son vicaire temporel, qui est Ie Roy. Mais ils y viendront tous tost on tard, malgré. qu'ils en aycnt. Et comme les fleuves se rendent en- fin tous à la mer, quelques détours qu'ils fassent, de même faut.il nécessairement que toutes les Puis- sances, et surtout celles d'Italie et d'Allemagne, soyent enfin comme englouties de cette cinquième monarchie. L'Angleterre, divisée en elle-même, sera désolée, comme le mérite son hérésie. Les Hollan- dais sentent dé,jà les approches de leur ruine, voyant la diminution du commerce, et la perte asseurée des Pays-Bas espagnols. Ainsi il faut.espérer que ce nid de sectaires sera bientost destruit. Dennemark et Brandebourg, animez contre la Suède, Saxe et Bronsvic, consumeront ce qui reste encor de forces aux protestana. Les évêques du Rhyn et Westpha- lie, et même un jour ceux de Franconie, ne s'oppo- seront pas au zèle catholique du Boy. Austriche et Bavière ne pourront pas s'y opposer non plus, estant