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Title : Oeuvres de Leibniz. Tome 3 / publiées pour la première fois d'après les manuscrits originaux, avec notes et introductions par A. Foucher de Careil

Author : Leibniz, Gottfried Wilhelm (1646-1716)

Publisher : Firmin Didot frères, fils et Cie (Paris)

Date of publication : 1859-1875

Contributor : Foucher de Careil, Louis-Alexandre (1826-1891). Éditeur scientifique. Annotateur. Préfacier

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 7 vol. ; in-8

Format : application/pdf

Copyright : domaine public

Identifier : ark:/12148/bpt6k1113782

Source : Bibliothèque nationale de France, Z-19514

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30452778f

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30452778f

Provenance : bnf.fr

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Title : Oeuvres de Leibniz. Tome 3 / publiées pour la première fois d'après les manuscrits originaux, avec notes et introductions par A. Foucher de Careil

Author : Leibniz, Gottfried Wilhelm (1646-1716)

Url of the page : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1113782/f13


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8 MARS CHRISTIANISSIMUS.

Rhin avoit fait plus de mal que de bien à la France,

qu'on ne devoit plus se mettre en peine des princes

d'Allemagne, qu'il n'y avoit point d'argent plus mal

employé que celuy qu'on leur donnoit, que l'Empire

estoit un nom sans effect, qu'on le pouvoit vexer

impunément et qu'on ne manqueroit pas néanmoins

d'approbateurs dans l'Allemagne mesme. Ces conseils

ayant assez réussi, Monsieur de Pomponne s'est re-

commandé auprès du Roy par une autre nouvelle

doctrine de son invention, c'est, disoit-il que l'épou-

vantail de la paix de Westphalie avoit déjà trop long-

temps mis des bornes au progrès du Roy; qu'il y

avoit maintenant une nouvelle paix de sa fabrique,

qu'on pourroit alléguer aussi plausibloment et plus

utilement que celle de Munster, à laquelle les Alle-

mands auroient tort de vouloir recourir désormais,

puis qu'ils l'avoient violée; que celle de Nimwègue

estant une pure grâce du Roy, il n'appartiendroit

qu'à luy d'expliquer son bienfait. Maintenant, si la

France a obligation à Monsieur de Louvois de luy

avoir fait connoistre la foiblesse des princes alle-

mands, si Monsieur de Croissi a tiré le Roy de l'em-

barras de la paix de Munster, je croy que je ne méri-

terai pas moins que ces Messieurs là, en délivrant le

Conseil du Roy de tous les scrupules de conscience

qui peuvent rester à quelques-uns à l'égard des gens,

et des canons de l'Eglise. Je monstreray donc que

ces choses obligent bien les hommes ordinaires, mais

qu'il y a une certaine loy supérieure à toutes les

autres, conforme néantmoins à la souveraine justice,

qui dispense le Roy de ces observations. Car il faut

bien remarquer. que le juste n'a point de loy, et

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, Z-19514

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