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INTRODUCTION. III

la décision du prochain concile oecuménique, doit
venir au secours des deux autres, en certains cas
permis, pour abréger leurs longueurs « Car nous
convenons, dit Leibniz, qu'il faut poser pour le fon-
dement de toute la négociation que chacun doit faire
icy de son costé le plus extrême effort sur soy-mesttae
qu'il luy soit possible saaas blesser sa conscience, etz
faisant voir pour les autres la plus grande condescen-
dance qu'on puisse avoir sans offenser Dieu. » Prin-
cipe excellent et bien capable, s'il était admis des
deux parts, d'avancer ce grand oeuvre de la réunion
pour obvier aux grands maux que Je schisme a fait
naître, « c'est-à-dire à la perte de tant de milliers
d'âmes et à tant d'effusion de sang chrestien, sans
parler d'autres misères que schisme a causées, et
pourra causer encore, s'il n'est arresté. »

Leibniz juge, en les rapportant à cette règle uni-

que, les trois méthodes employées par Spinola,
Bossuet et les protestants pour lever ce grand
schisme et venir à une réunion définitive. Il ne dis-
simule pas sa préférence pour celle de l'évêque de
Tina. Iiéunir des déclarations positives en grand
nombre de beaucoup de princes protestants; se sou-
mettre d'avance à un jugement de l'Église univer-
selle assemblée en concile général; sonder les esprits
pour une réunion préliminaire en attendant les déci-
sions du concile futur, afin que la hiérarchie fût ré-
tablie recueillir les sentiments des docteurs tant
catholiques que protestants sur les conditions de
cette réunion; trouver les moyens de conciliation,
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