LXVI INTRODUCTION. Autre écrit de Leibnix; de ces deux traités. l'abbé Ledieil, aux conjectures.sur l'usage qu'on en fit à Rome. Nous croyons toutefois que cet écrit ne fut pas étranger aux conversions qui éclatèrent bientôt en Allemagne, et dont les lettres de Clément XI sont l'éclatante confirmation. Celle du prince de Violfen- buttel et de ses trois fils, annoncée par l'abbé Ledieu dès 1701, et qui dut étonner singulièrement Leibniz quand elle devint publique en 1710, est ainsi le cou- ronnement de son œuvre et le plus beau fruit de ses travaux (1). Par une coïncidence bizarre, Leibniz avait fait, trois ans plus tôt, du point de vue des protestants, ce qu'on demandait à Bossuet, dans l'intérêt des catholiques; il avait, lui aussi, écrit sa conciliation sous le nom de l'abbé et dans le monastère de Loccum. Arrivons donc aux doctrines, et compa- rons ces deux écrits, d'une part la Liquidation des controverses, annoncée par Leibniz et composée par lui sous le nom de l'abbé et dans le monastère de Loccum, et de l'autre, la Conciliation d'Allerraagvie entreprise par Bossuet pour être mise sous les yeux du pape. Cette comparaison nous fera voir s'il y avait encore entre eux, au point de vue du dogme, des causes sérieuses de dissentiment, et quelles étaient ces causes. Leibniz imagine de faire le catalogue des trois (1) Voir à la fin dn tome m cette importante négociation, et les lettres du pape Clément XI au duc Antoine-Ulrich. L'une d'elles est relative à la misérable condition des catholiques irlandais. Le pape exhorte le prince converti à prendre en main leur cause. N. R.