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INTRODUCTION. LlX

à la pensée que ce qu'il écrira passera sous les yeux
de Sa Majesté vains empressements qui sentent le
courtisan, suivis d'un retour politique qui sentait le
diplomate sur la nécessité de consulter l'Électeur son
maître, dont l'humeur farouche et la rudesse affec-
tée justifiaient les craintes de Leibniz, et ce rhume
dont le raillait du Héron, et qui était tout politique,
et ses avances suivies de prompts retours, et toute
cette diplomatie enfin dont lui-même est forcé de
s'excuser.S'il n'avait pas avoué ces difficultés,sa cor-
respondance suffirait pour nous en convaincre. On
y remarque la trace de ses tâtonnements et de ses hé-
sitations, des lettres inachevées, des brouillons com-
mencés, et qui ne furent pas remis au net, des let-
tres antidatées, ou bien un même début servant à
deux années d'intervalle. Une lettre du 14 mars
1699 à du Héron est, sur ce point, très-explicite. On
a remarqué Hanovre) ses fréquents voyages à Wol-
fenbuttel il doit ne point abuser de la permission
qu'on lui continue, de peur de la perdre tout à fait.
Il voudrait qu'on sût bien à Wolfenbuttel combien la
précaution de vouloir l'agrément de l'Électeur, pour
reprendre la négociation avec M. de Meaux, a esté né-
cessaire il a reçu autrefois une réprimande pour
avoir été moins scrupuleux. C'est d'ailleurs l'avis de
l'abbé de Lockum. Sa lettre en allemand au prince
Georges-Louis, successeur à l'électorat du duc Ernest-
Auguste, avec la relation française qui l'accompagne,
est fort habile. Il transmet au prince copie de la ré-
ponse de M. de Meaux, qu'il avait prié M. du Héron
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