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INTRODUCTlON.

proposée par M. de Broglie, croit pouvoir affirmer
que, « quand l'altier despotisme de Louis XIV eut con-
sommé la révocation de l'édit de Nantes, quand
les jésuites, maîtres du pouvoir, étendirent la persé-
cution des protestants à la meilleure partie de l'É-
glise gallicane, alors Leibniz, catholique par les idées,
recula définitivement devant la communion de l'into-
lérance ultramontaine. » Reste à savoir si, comme on
ne tombe que du côté oùl'on penche, la France, qui
penchait vers le protestantisme, n'y fût point tombée
tout à fait, en suivant la ligne de conduite que lui
traçait Leibniz.

Sa lettre partit pour la France, sous le couvert du
duc Antoine-Ulrich. Leibniz avait calculé, avec un
art infini, l'effet qu'il s'en était promis il en avait
habilement surveillé la marche et dirigé l'envoi
mais il avait compté sans Torcy, qui la montra à
Bossuet. Ses instructions écrites pour le copiste et ses
recommandations au duc Antoine-Ulrich n'avaient
point prévu ce dénoûment. Bossuet n'en fut point
ému trop au-dessus de ces imputations pour y atta-
cher de l'importance, il se contenta de répondre que
Leibniz semblait insinuer que ce commerce avait
cessé par sa faute, mais qu'il n'en fallait point cher-
cher d'autre cause que la guerre, et que, pour son
dessein d'y faire entrer quelque magistrat important,
il n'y voyoit aucun inconvénient,et qu'il l'approuvoit
mesme n. Il se réserve seulement de communiquer
an roi tout ce qui a été fait et écrit par l'abbé Mo-
lanus et par lui. Grâce à sa sagesse, à sa modération,

Réponse

de Bossuet.
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