Home Plain text
Text mode Audio mode
page LV (screen 60 of 715)
Next page Previous page  
  Last page First page


INTRODUCTION. LV

de 'l'hou, les Pithou, les Dupuis, les Rigaut, au con-
traire, brillaient au premier rang de ceux qui ont
maintenu,par leurs savants écrits et parla fermeté de
leurs conseils, contre les entreprises des courtisans
de Rome et la complaisance du clergé, non-seule-
ment les libertés de l'Église gallicane et les droits de
la couronne à cet égard, mais aussi la pureté de
quelques dogmes importants par rapport à l'État; il
aimait leur esprit laïque moins sujet à biaiser que ce-
lui des ecclésiastiques, et c'est à ce gallicanisme civil
que s'adressait Leibniz, pour l'opposer aux excès des
liomaniates dont Bossuet ne lui paraît pas exempt.
Il lui semble impossible qu'il ne se trouve point,
parmi les magistrats et dans les conseils du roi, des
continuateurs des Bignon, des Ilarlay, des Pithou, ou
du moins une personne qui ait les qualités de feu
M. Pellisson, c'est-à-dire autant de zèle, de lumières,
de modération et de crédit qu'il en avait. Il fait appel
à ce conseiller nouveau, à cet assesseur indispensable
pour contre-balancer M. de Meaux.Cet appel est très-
remarquable car, s'il est un hommage rendu à l'in-
vincible fermeté de l'évêque catholique et à l'onc-
tion pénétrante de feu M. Pellisson, c'est aussi un
dernier recours au pouvoir civil, et une sorte d'ap-
pel comme d'abus lancé par Leibniz contre M. l'évê-
que de Meaux C'est comme s'il eût dit à Louis XIV
Que le roi très-chrétien retire aux évêques la con-
duite de cette affaire, qu'il l'évoque devant son con-
seil d'État, et la Réunion est faite. »

Nous avouons que le conseil d'État, qui frappait de
Text mode Audio mode
page LV (screen 60 of 715)
Next page Previous page  
  Last page First page
Home Plain text