INTRODUCTION. L.111. très-graud rôle en France dans les conflits survenus entre le pouvoir civil et le pouvoir religieux et il s'était formé dans leurs rangs, dès les plus beaux temps dé la monarchie, une école de magistrats fortement attachés à la foi catholique, mais très-déclarés contre l'excès de certaines prétentions de Rome. Cet esprit, qu'on a appelé, pour le discréditer, l'esprit légiste, a soutenu certaines déclarations demeurées célèbres, inspiré d'immortelles résistances, et dicté d'impor- tants arrêts. C'était au nom des libertés gallicanes compromises que la France, avant de protester par la bouche de vingt-six évêques, avait réclamé publi- quement, par l'entremise des parlements, au nom de la noblesse et du tiers-état. Toutefois deux courants contraires s'étaient établis bien avant cette époque en France, et la tendance ultra- montaine était puissamment représentée. Le concile de Trente, qui ue s'y montra que trop docile, trouva dans le clergé de grands appuis et dans les parlements une vive opposition que Leibniz voulait faire renaitre. An;si ne tarit-il pas contre cette bande de petits évêques italiens, courtisans et nourrissons de Rome, qui fabriquèrent dans un coin des Alpes, d'une ma- nière désapprouvée hautement par les hommes les plus graves de leur temps, des décisions qui doivent obliger toute l’Église». C'était, suivant Leibniz, le premier et déplorable effet des doctrines ultramon- taines. L’ultramontanisme! II est singulier que ce mot., grogs de tempêtes, ait été, pour la première fois, em- Ultramon- tains