INTROUUCTION, XIIX il. d n'avait que peu de chances. Elle devenait presque impossible. Mais pourquoi l'affaire fut-elle reprise, au moment même où il y avait si peu d'espoir de la conduire à bien? c'est ce qu'il reste à expliquer en peu de mots. Un prince dont Pellisson nous vante le grand mé- rite, et qui avait une légitime action sur l'université rl'Helmstadt allait exercer une réelle influence sur la reprise des négociations. C'était le duc Antoine-Ul- rich, de la branche aînée de la maison de Brunswick, prince éclairé, ami des lettres, à qui l'Allemagne doit ses premiers romans et de fort beaux lieder. Il par- tageait la régence de Wolfenbuttel avec son frère aîné Rodolphe-Auguste. La maison de Brunswick se di- visait en deux branches, l'une représentée par Ernest- Auguste et le duc de Celle, l'autre, la branche einée, par les ducs Rodolphe-Auguste et Antoine-Ulrich de Brunswick -Wolfe nbuttel toutes deux alliées mais rivales depuis surtout que la création d'un neuvième électorat, pour l'illustre et puissant repré- sentant de la branche cadette, avait accru les jalou- sies et ravivé les susceptibilités déjà trop excitées par le mariage du prince héréditaire avec la princesse de Celle. Leibniz avait pu, sans négliger les intérêts de ses maîtres, conquérir l'estime et l'affection des ducs de Wolfenbuttel, qui lui avaient confié leur trésor, cette étonnante bibliothèque de Wolfenbuttel, si riche en manuscrits des premiers siècles et peut-être uni- que dans le monde. Vers 1698, son crédit était grand et croissait même à Wolfenbuttel, à mesure qu'il décli- Elrich de Wolfen- buttel.