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XLVIII INTRODUCTION.

ques dont ils étaient en possession, et par le traité
de Westphalie, qui, selon les préliminaires posés
par'la France, devait servir de base au nouveau
traité (1). »

C'était une sorte de révocation de l'édit de Nantes

à l'extérieur, et, afin de bien marquer que son inten-
tion était de détruire le protestantisme au dedans
et au dehors, le traité rappelle et renouvelle en cas
de besoin les peines édictées contre les protestants
par l'acte de révocation. Louis XIV nous paraît ici
sous un jour plus complet, dans toute l'âpreté de
cette unique pensée, intrépidement suivie, à travers
trente années de guerres qui ont appauvri et dépeu-
plé la France, et fait peser sur l'Europe des maux
incalculables. Cette pensée, qui liguait contre lui
toute l'Allemagne, et qui réveillait, comme le dit si
bien Leibniz, toutes les jalousies des partis, mais
dont il poursuivit l'exécution jusqu'au bout, par tous
les moyens permis et défendus, per fas et nefas,
c'était la ruine du protestantisme, dans lequel il avait
vu le pire ennemi de son pouvoir et un obstacle
insurmontable à la monarchie universelle qu'il af-
fectait en Allemagne, et que Leibniz combattait éner-
giquement. Avec Louis XIV pour arbitre des desti-
nées de l'Europe chrétienne, Bossuet pour principal
ministre de la pacification religieuse et le traité de
Ryswyk pour base du droit public et religieux des
peuples, Leibniz avait raison de dire que la réunion
(1) Histoire das règne de Louis XIV, t. II, p. 577.
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