INTRODUCTION. xwm et de liberté qui se chargeront de le venger ou du moins de l'absoudre. L'idée d'étendre la trêve de Dieu des violences homicides d'un autre âge aux discordes intellectuelles de son temps, est une idée sublime et vraiment digne de son génie. Des difficultés sérieuses existaient en 1697. La paix de Ryswyk avait fait une nouvelle position aux pro- testants d'Allemagne. L'article IV, plusieurs fois cité par Leibniz, fut regardé par eux comme une atteinte directe au traité de Westphalie. Quel était donc cet article dont Leibniz se plaint dans deux lettres, l'une de 1699, et l'autre de 1700 « L'estat présent des affaires publiques et les divi- sions que le quatrième article de la paix de Rys- wyk a faict naistre dans l'empire, qui a réveillé extrê- mement les jalousies des partis, font qu'on est extraordinairement réservé sur ces matières. » L'ar- ticle IV portait Que la religion catholique serait maintenue dans tous les pays cédés à l'empereur et qui formaient une partie de l'Alsace, de la forêt Noire et du Brisgau et qu'elle y resterait sur le pied qu'elle se trouvait alors. Cette condition, dit Reboulet, fit beaucoup de peine aux protestants, en ce qu'elle réglait leurs intérêts par rapport à leur religion, différemment de ce qui avait été déterminé par les anciennes pacifications de l'empire, et en particulier par le traité de Passau, conclu pour ter- miner les différends des religions, et par lequel il est défini que tous ceux de la confession d'Augsbourg jouiraient paisiblement de tous les biens ecclésiasti- Le quatrième article de la paix de Ryswyk-