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XLII INTRODUCTION.

agitées entre les catholiques et les protestants. Elle
nous permet de comparer les doctrines. Deux ques-
tions très-importantes y sont traitées entre protes-
tants celle du droit divin, que s'arrogent les papes,
et que contestait Calixte, fut tranchée par une dis-
tinction qui rallia Molanus, Fabricius et Schmidt,
entre le droit divin de l'autorité souveraine dans
l'Église et son application au siége de Rome. C'est
cette distinction qui permit à Leibniz, tout en admet.
tant que les prérogatives du siège de Rome sont de
droit humain, de reconnaître que sa direction géné-
rale de l'Église est de droit divin. Il accordait que le
gouvernement monarchique est de droit divin dans
l'Église, bien que son application soit soumise aux
règles du droit humain profonde et habile distinc-
tion qui, si elle eût été rappelée de nos jours, eût
épargné bien des flots d'encre qui ont coulé récem-
ment pour la défense ou la ruine de ces prérogatives,
en démontrant aux plus zélés, comme aux plus re-
belles, que le gouvernement monarchique institué
par Dieu pour son Église est autant au-dessus des
orages qui. ébranlent les trônes de la terre, fût-ce
même celui de Rome, que des règles de droit hu-
main qui peuvent varier suivant les temps et aug-
menter ou restreindre les prérogatives de ce siège.
Car Dieu, qui donne des lois à son Église, l'a cons-
tituée sous une forme et sur un plan monarchique;
mais il a laissé les hommes maîtres d'en régler l'ap-
plication plus ou moins libérale dans la pratique
et d'ajouter ou de retrancher à. ces prérogatives qui
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