INTRODUCTION. xxxix Elles étaient fameuses à des titres différents les unes, comme Wittemberg, pour la part éclatante qu'elles avaient prise à la Réforme les autres, comme léna et Tubingen pour leur savoir et leur modé- ration. Le mouvement des études l'importance de certaines facultés de théologie protestantes, leur au- torité reconnue, les désignaient à l'attention de tous. Les princes les consultaient des peuples même avaient recours à elles. Ainsi nous voyons les Hon- grois, sollicités d'abjurer le protestantisme, se ré- server le droit de consulter les académies d'Allemagne, et les communes délibérer sur la question d'appeler des théologiens de ce pays. Mais Leibniz nous ap- prend que, parmi les universités consultées, plusieurs, par esprit de méfiance, refusèrent de donner leur avis. On se rappelle quelle opposition avait excité, dans une partie de la théologie protestante, la déclaration du consistoire de Hanovre (convocatio hanoverana.) ( 1) et la méthode de ramener l'union entre les protes- tants et les catholiques (methodus reducendæ unionisJ. On n'a pas oublié les doutes de Mosheim, le blâme de Spener, la lettre ironique d'Alberti et le grand Calixte lui-même, victime de cet esprit de contention et de fanatisme qui le rendait suspect aux docteurs de Dresde, de Wittemberg et de Leipzig. Mais l'uni- versité d'Helmstadt, cette noble académie Julienne, encore toute remplie de la science de son Calixte, que loue Bossuet, se distinguait de toutes les autres (1) Lettre d’Alberti, théolngien protestant, t. 1, appendice p. 468.