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xxxvm INTRODUCTION.

Rôle des uni-
versités

d'Allemagne.

ponse. Nous l'entendrons rejeter le principal tort sur
la guerre, qui a eu pour effet de rompre toutes les
communications et qui ne pouvait que nuire à la
pacification religieuse, reprocher à Leibniz et à son
parti de « n'avoir pas fait attention aux solides con-
ciliations qu'il leur a proposées, et d'avoir fait sem-
blant de ne pas les voir », et leur imputer le retarde-
ment et les difficultés dont ils se plaignent. Remar-
quons seulement qu'il fit attendre sa réponse sept
années, et qu'il semblait donner des armes contre lui
par ce retard. La rupture datait de 1693, et la lettre
il faut aller chercher sa défense est du 12 d'août
1701. Qu'avait-il fait pour détromper Leibniz etl'abbé
Molanus durant ce long intervalle? La guerre, il est
vrai, avait éclaté vers 1695; mais la guerre était-elle
un motif de cesser aussi complètement ce commerce
de religion bien plus que de politique? L’ultima ratio
regum était-elle aussi la dernière raison des théolo-
giens ? Si la France se tait quand Bossuet a parlé,
Bossuet devait-il se taire parce que le canon com-
mençait à gronder ? L'évêque catholique recevait-il
donc exclusivement ses instructions du souverain poli-
tique de son pays, ou laissait-il la diplomatie maîtresse
absolue de diriger ces affaires qui regardent les cons-
ciences ? Nous sommes habitués à entendre adresser
ce reproche à Leibniz mais il semble que ce ne serait
pas trop se prévaloir du long silence de M. de Meaux
que de le lui retourner en cette occasion.

Les universités d'Allemagne furent appelées à don-
ner leur avis sur cette grande affaire de la Réunion.
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