INTRODUCTION, xxxvil bien connaitre ses pensées les plus intimes, et surtout la lettre capitale faussement rangée sous le n° CIX toutes ces lettres, rapprochées et comparées, sont parfaitement d'accord sur un point, qui est celui-ei Bossuet a refusé de s'expliquer catégoriquement sur la suspensiora proposée, et par ce refus il a été l'au- teur de la rupture (1). Un tel accord est une présomption assez forte en faveur de Leibniz qu'on remarque, en effet, que ce n'est pas seulement dans ses lettres à madame de Brinon catholique, mais dans celles à la duchesse Sophie et au duc Antoine-Uhrich, protestants, qu'il n'avait aucun intérêt à tromper, qu'il y revient avec insistance. Enfin il l'écrit à Bossuet lui-méme et à deux reprises différentes pp. 259 et 393, ce qui ex- clut toute supposition de mauvaise foi puisqu'il le dit en face à son adversaire. Nous savons bien que Bossuet se défendra plus tard. Nous verrons sa ré- (t) Voir Lettre VI à madame de Brinon « M. l'évesque de Meaux n'a point nié ces choses directement, il ne sçauroit; mais il a cherché des biais pour les éviter. Cependant l'opinion de M. de Loccum est que c'est là le fondement de toute la négotiation et de toutes les espérances. M. de Meaux semble différer de s'expliquer sur ce point de la suspension de certaines controverses. Lettre LXXXII, à Antoine-Ulrich il II nous donna le change, en quelque façon. J'eus beau le presser sa response, quoyqu'il me l'euht promise, ne vint point, et M. Pellisson estant mort, cela joint au re tour de M. le comte Balati fit que, peu à peu, la communication se refroidit, et qu'enfin elle cessa tout à faict par le silence de M. de Meaux » — En mars 1699, il prépare une narration pour S. A. E. l'électeur de Hanovre, où l'on re- trouve le fait énoncé à peu près dans les mêmes termes « Feu monseigneur l'Electeur l'agréa; mais, après la mort de M. Pellisson, le commerce cessa, et nous ne pûmes avoir le sentiment de l'éve..tque de Meaux sur certains poincts où ill'avoit faict espérer, c'est pourquoy je luy en fis faire une es- pèce de reproche, parce qu'il me sembloit qu'il ne vouloit point s'expliquer rondement