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xxxvi INTRODUCTION.

Bos5uet

manqua-t-il

de franchise?

confidentielles « Je vous supplie, madame, écrit-il à
madame de Brinon, de faire connoistre l'importance
du secret, afin que ny M. l'évesque de Neustadt, ny
M. Molanus, n'ayent sujet de se plaindre de moy ( 1). »
Mais des assurances formelles lui furent données par
madame de Brinon et par Bossuet. Cette traduction
ne regardait en rien les imprimeurs, mais elle était
faite pour madame la duchesse de Hanovre et sa
sœur. Il lui fut prouvé que Bossuet n'avait pas eu
l'intention de la livrer au public, et il reconnut plu-
sieurs fois que, quant à la condition du secret, M. de
Meaux y avait satisfait complètement.

Restait la seconde condition, sur laquelle il est
moins facile de s'entendre Leibniz lui reproche très-
nettement d'avoir provoqué la rupture de 1694 en
refusant de s'expliquer sur un point décisif il y re-
vient avec une telle insistance et en s'adressant aux
personnes les plus diverses, ce commerce est telle-
ment rempli de ses reproches et de ses doléances
sur ce point unique, qu'il faut examiner ce reproche.
Ainsi, pour n'en donner que quelques exemples, les
belles et importantes lettres VI, VIII, XIX et XXI à
madame de Brinon celles nos V et VII à la duchesse
douairière de Hanovre, qui était catholique; celles
LXXIX et LXXXII au duc Antoine-Ulrich, lors-
qu'il s'agit de reprendre les négociations les deux
lettres CX et CXI à Bossuet, qui ne furent pas en-
voyées, mais qui sont d'autant plus précieuses pour
(1) Leibniz nous apprend que des malveillants avaient fait courir au-
trefois des papiers qui furent désavoués; Pellisson en reçut un. (P. 246.)
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