xxxiv INTRODUCTION. Examen des torts de Bossuet. retrouverons bientôt conduisant deux affaires iréni- ques au lieu d'une et, non content de l'union des catholiques avec les protestants, voulant encore ré- concilier les filles divisées de la Réforme. Les af- faires iréniques de Hanovre distinctes de celles de Berlin, dont le but spécial était la réunion des diffé- rentes communions protestantes, forment, à Hanovre seulement, dix ou douze volumes de lettres, d'extraits, de mémoires et de notes. La réunion des Églises, qui occupa de si grands hommes au dix-septième siècle, qui est devenue le scandale des philosophes et le sou- rire des sceptiques au dix-huitième, méritait-elle la profonde indifférence où l'ont laissée tomber les théo- logiens du dix-neuvième ? Un fait frappera d'abord tous les lecteurs qui ont suivi les diverses phases de cette correspondance c'est le silence et l'abstention à peu près complète de M. de Meaux dans les six années qui s'écoulent de 1693 à 1699. Un premier refroidissement avait marqué l'année de la mort de Pellisson il se con. tinua dans les années 1694 et 1695. Bossuet reste, du 15 août 1693 au 12 avril 1694, c'est-à-dire huit grands mois, sans donner signe de vie, ni à Leibniz, ni à Molanus. Et qu'on ne croie pas que ses lettres soient perdues; il ne rompt ce long silence, dont il s’excuse, que par une courte lettre datée du 12 avril 1694 et Leibniz qui lui répond « Vous avez fait revivre nos espérances, » s'aperçut bien vite qu'elles ne seraient pas de longue duréc car à partir de cette date, Bossuet disparaît complétement des négo-