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XXXII INTRODUCTION.

Jean Huss, le Pape et l'Antéchrist, le bûcher de
Jeanne d'Arc et les auto-da-fé, la Saint-Barthélemy et
les massacres de catholiques en Angleterre, Genève
et Paris, les guerres de religion et les dragonnades,
les théocrates et les théophilanthropes, maladies bi-
zarres engendrées par le doute et le fanatisme, qui
ont rempli l'Europe chrétienne d'incendies et de mas-
sacres et qu'ils disent si ce n'est pas un spectacle
nouveau que celui d'un pape et d'un empereur, d'un
roi de France et de quatorze princes régnants, d'un
philosophe et d'un évêque, des universités et des
théologiens, travaillant de concert à la pacification
des esprits, à l'unité de la foi et à la concorde des
princes chrétiens, et pour tout comprendre en un
mot, à la réunion des Églises

Quoi de plus nouveau par exemple que ces

princesses théologiennes ou philosophes pour qui
la philosophie n'avait plus de mystères ni l'aride
théologie d'obscurités cette respectable duchesse
douairière de Hanovre, mère de la future reine des
Romains; la veuve de Jean-Frédéric, la belle-sœur
d'Erneste-Auguste, Henriette-Bénédicte, dont Leibniz
vantait l'esprit élevé et les grandes connaissances
pour qui l'Électeur et l'Électrice avaient la déférence
la plus marquée, bien qu'elle fût du parti de Rome ?
Quoi de plus entraînant que ces coups de la grâce qui,
au sortir du bateau qui l'emportait avec le complice
de sa fuite romanesque, avaient jeté dans le cloître
Louise-Hollandine, la sœur d’Élisabeth et de Sophie,
aujourd'hui abbesse de Maubuisson, femme aimable,
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