INTRODUCTION. XXXI l'Exposition, aussi éloigné du fanatisme et de la vio- lence que de la mollesse et d'une lâche condescen- dance, enseignant la foi, sous l'hypocrisie régnante et le libertinage naissant, comme dans la plus pure lumière du grand siècle. Quelques amateurs de nouveautés, n'en fût-il plus au monde, trouveront que Bossuet se répète et qu’il refait sans cesse son livre de l’Exposition de la foi ca- tholique. Pour ces esprits blasés, ce livre, qui a con- verti Turenne et Schomberg, ne suffit plus ils de- mandent du nouveau. Mais quoi de plus nouveau que cette stabilité dans le dogme au-dessus de la perpé- tuelle instabilité et des incessantes variations des Églises protestantes; que cet arrêt dans la foi à qua- tre pas de la Régence et du cuistre violet » que railla Saint-Simon que cette mâle austérité de lan- gage à côté de tant de relâchement des mœurs, et des exemples des ancêtres oubliés et foulés aux pieds? Qu'ils étudient ce contraste, Leibniz et Bossuet, le Catholicisme et la Réforme, Louis XIV et le Régent, la foi et l'incrédulité, le principe d'autorité et le droit d'examen, la liberté de conscience et l'intolérance, l'esprit de secte et l'esprit de concorde, la société civile et le pouvoir religieux, les jésuites et les jan- sénistes, la Gnose et l'Exégèse, la mystique et la critique tous ces éléments complexes et réfrac- taires qui bouillonnent dans la fournaise du grand siècle et dont -les impures scories s'appellent les bonshommes et les croyants, les frères du libre-esprit et les sainls des derniers jours; Jean de Leyde et Du caracti·rc nouveau de ces études.