Home Plain text
Text mode Audio mode
page XXVII (screen 32 of 715)
Next page Previous page  
  Last page First page


INTRODUCTION. xxvn

pre romaine. Nous le louons à bon droit mais pour
vous, ô César, qui avez protégé Roxas, quel sera
l'éloge Le pape, qui le croit ? déjà l'écoute avec fa-
veur, et Rome daigne. enfin entendre le langage de la
modération. Le poëme sacré que l'on chante à Ha-
novre ne déplaît pas sur les bords du Tibre. Mais de
toutes ces merveilles la plus grande, la plus éton-
nante encore, c'est que celui qui a persuadé tout cela,
était un. Espagnol »

« De tous les philosophes, disait M. Saint-Marc
Girardin, dans une page excellente sur notre premier
volume, Leibniz est celui qui a le mieux embrassé
l'universalité des choses humaines. Ce qui le frappe
le plus, c'est l'ordre et l'harmonie qui règnent dans
cet ensemble des choses. Aussi cherche-tril à mon-
trer partout l'unité. Son vaste esprit réunit et coor-
donne tout. Nous ne sommes donc pas étonnés que
Leibniz ait travaillé à établir l'union entre les diverses
communions chrétiennes, et qu'il ait engagé sur ce
sujetune correspondance avec Pellisson, avec Bossuet,
et avec quelques théologiens catholiques. Amener les
communions chrétiennes à reconnaître leur unité, en
dépit de leurs diversités, était une œuvre conforme au
génie de Leibniz ». Mais, pour l'entreprendre, il fallait
être Leibniz, c'est-à-dire le controversiste le plus ex-
pert et le plus savant théologien, en même temps que
le plus grand philosophe et le plus habile mathémati-
cien. En effet, il n'a pas manqué depuis lui de ces pa-
cificat.eurs improvisés qu'a si bien décrits le père Taba-
raud, dont le système est de faire éonsidérer la partie

Leibniz théo-

logien.
Text mode Audio mode
page XXVII (screen 32 of 715)
Next page Previous page  
  Last page First page
Home Plain text