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xxvi INTRODUCTION.

un grand vide après lui. Sa mort est avec celle de
Pellisson un des événements qui contribuèrent le plus
à refroidir ce commerce. Le comte de Buckaim, qui
fut choisi pour le remplacer, n'avait pas la même ar-
deur de zèle jointe à une aussi indomptable énergie.
Deux témoignages nouveaux achèveront son éloge
l'un, qui n'est point suspect de partialité, est celui
d'un prédicateur protestant de Gotha (Tribbechovd ? )
qui s'exprime ainsi dans son langage familier « Son
humeur est française, sa manière de faire italienne;
quand il se fâche, l'Espagnol reparaît; mais à table
c'est un véritable Allemand. Mais ce que ce pro-
testant ne dit pas, et ce qui avait frappé Leibniz, c'est
l'inflexible courage et la patience héroïque de cet
homme qui alla six fois à Rome et cinq fois à Ha-
novre pour cette affaire de la Réunion, et que nous
avons vu, porté dans sa chaise, se faire traîner dans
ces petites cours d'Allemagne malgré les douleurs
d'une goutte sciatique, et s'arrêter à Budveiss, dans
une petite ville de Bohême, pour écrire à Molanus.
Leibniz,qui avaitété frappé de ce que ces fortes qua-
lités et cette alliance des dons les plus contraires of-
fraient de caractéristique et de rare, eut la pensée
d'écrire sa biographie (1), et composa en son honneur
uneépitaphe qui en est l'abrégé. « Cet homme, dit-il en
très-beaux vers latins, cette hommedu parti de Rome,
qui portait le bandeau sacré, tout à coup enflammé
d'un grand désir de paix, sacrifie à ce vœu la pour-
(t) voir à Hanovre les liasqes cataloguées sous re titre Varia ad Lio-

graphiam Spinolæ spectantia.
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