INTRODUCTION. xxv il estde sa grandeur que de ses digues mains il ne dispense plus que du bien aux humains, Quel triomphe qu'on puisse obtenir par la guerre, Obliger est bien plus que conquérir la terre C'est par ce beau chemin, des demi-dieux foulé, Qu’un mortel peut aller à la divinité. Qu'on soit Européen, Chinois, mondain, en somme, La magnanimité n'y regarde que l'homme. Les héros tels que lui sont de tous les pays. où leur nom peut aller ils ont les cœurs soumis. cette monarchie est la seule universelle, Et de celle de Dieu le plus juste modclle. Madame de Brinon, qui ne se piquait pas de litté- rature, dit que, loin de vouloir contredire aux beaux esprits, elle n'eût point entendu les langues à la cons- truction de la tour de Babylone. C'est Babel qu'elle voulait dire. Mademoiselle de Scudéry, de son côté, quoiqu'elle eût mal à un œil, lut avec plaisir la belle et obligeante lettre de Leibniz, qui loue sa bonté et s'excuse de la liberté grande dans une lettre du 24 janvier 1698. Mais ni les Princesses, ni Sapho, ni les saintes femmes de Maubuisson, ne devaient nous faire ou- blier la mémoire de deux hommes qui ont concouru à ce beau dessein de la réunion et qui étaient les plus capables de le conduire à bien. Nous ne revien- drons pas sur Pellisson, mort dès 1693, qui n'ap- partient à ce volume que par les regrets que cette mort inspire, et par son oraison funèbre qui se con- tinue dans les lettres de madame de Brinon. Mais l'évêque de Tina ne mourut que trois années plus tard. Sa dernière lettre à Leibniz est datée du 22 novembre 1694. 11 laissa d'universels regrets et Épitaphe de l’évêque de Neustadt.